Updated: Sept. 25, 2021 (Initial publication: March 25, 2021)

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Référence complète : Frison-Roche, M.-A., Instituer l'insécurité juridique comme principe, outil de prévention des crises systémiques catastrophiques totales, document de travail, mars et septembre 2021

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Ce document de travail fait suite à deux précédents documents de travail, réalisés pour le colloque qui s'est tenu à la Cour de cassation le 22 mars 2021.

Le premier avait été conçu et en partie réalisé  longtemps avant sa tenue pour traiter le sujet selon les canons habituels attendus ; 

Le second a été élaboré le veille de sa tenue sur 4 cas car la disparition de mes serveurs en raison d'un incendie, ayant également touché les copies de ceux-ci ne me permettait pas autre chose, les organisateurs m'ayant demandé de maintenir pourtant ma participation, ce dont je les remercie 📎!footnote-2299.

Le présent document de travail a été élaboré après la tenue du colloque afin que les organisateurs de ce colloque, au thème si aventureux, ne pensent pas qu'ils ne pouvaient pas compter sur moi.

Ce document de travail vise à dépasser ces avanies et à opérer la connexion du sujet pour lequel une contribution m'a été demandée (la crise économique) avec le sujet plus général qui me retient par ailleurs : la construction de la nouvelle branche qu'est le Droit de la Compliance, pourquoi le faire et comment le faire. 

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Introduction : Comme à tous, ce sujet de "L'insécurité juridique" me pose difficulté. Parce que,  n'étant pas grand personnage solitaire affrontant l'inconnu, comme tous les autres je voudrais plutôt la sécurité que l'insécurité, et tous les mots qui ne commencent pas par une négation : je voudrais le connu plutôt l'inconnu, je voudrais être comprise qu'incomprise, et ce n'est plus par confort que par urgence morale je voudrais vivre dans un monde juste plutôt que dans un monde injuste. C'est d'ailleurs pour cette dernière raison que je vais affronter l'aventure de l'Insécurité juridique comme principe premier, et non pas comme exception au principe de la Sécurité juridique 📎!footnote-2300

Cet ajout du "in" signale paradoxalement un retranchement : le "in" montre ce qui manque, comme le monde blessé qu'est le monde injuste. Me voilà invitée à traiter un sujet par avance abîmé,  car l'insécurité juridique c'est déjà comme une agression : un monde amputé de sa sécurité, comme c'est désagréable. 

C'est encore plus vrai pour "l'insécurité juridique". En effet, la notion fait face à la "sécurité juridique", cette sorte d'apport spécifique que le Droit offre au monde.   La "sécurité juridique" est aujourd'hui comme un Totem, qui serait indissociable du Tabou de l'Insécurité. Dans le monde juridique épuisé dans lequel nous ne serions plus aptes qu'à proposer quelques notions procédurales, surtout pas de notions substantielles car immédiatement taxées d'être trop politiques 📎!footnote-2277, la "sécurité juridique" qui n'est qu'une notion procédurale en ce qu'elle permet simplement que tout soit prévisible, que demain soit comme aujourd'hui, lequel est d'ailleurs comme était hier, est promue au rang normatif le plus haut. Les travaux abondent, les hymnes  d'approbation sont unanimes.  On ne demanderait plus que cela au système juridique, mais cela on l'exige : le droit serait une procédure qui garantirait la prévisibilité de la réglementation 📎!footnote-2276 et accroîtrait ainsi la solidité des projets  particuliers que nous avons, les uns et des autres et, grâce au pouvoir du Droit de rendre réel ce qu'il assure, nous savons que nos projets pourront tenir demain dans les mêmes termes choisis hier, puisque le Droit nous l'a promis. 

La sécurité juridique, parce que les systèmes juridiques n'auraient plus que cela à offrir, revendiquant par ailleurs leur neutralité et se rejoignant donc sur cette constance, cette cohérence, et cette confiance produites par cette sécurité, est notre nouveau doudou.

A cela, l'on apporte nuances dans les modalités, en soulignant que les circonstances changeantes de la vie exigent un peu de flexibilité, que le pragmatisme et des situations concrètes et particulières  qui sans cesse varient impliquent de prévoir  dès aujourd'hui que demain le contexte aura changé : il faut organiser de la prévisibilité dans le changement. De cela, le Droit souple s'en charge, les lignes directrices étant les nouvelles voies romaines qui nous montreront le chemin. Sécurité et flexibilité, dans un pragmatisme qui voit dans tout principe substantiel un signe de rigidité, voilà notre nouveau mantra. 

L'insécurité juridique est ainsi notre Tabou, dont les admissions justifiées seraient autant d'hommages rendus au Totem de la sécurité juridique, Totem et Tabou se renforçant toujours. Il y aurait donc imperfection du système juridique si l'on haussait l'insécurité au rang de véritable principe. C'est pourquoi lorsqu'on fait l'effort de parler d'insécurité juridique, on semble ne le faire que sur le mode de l'exception : l'insécurité juridique, cela serait ce qu'il est admissible de supporter comme exception légitime au principe de la sécurité juridique 📎!footnote-2275

L'on aura donc tendance à traiter de l'insécurité juridique comme une sorte de principe supportable lorsque quelque chose justifie qu'on porte atteinte au véritable principe premier qu'est la Sécurité juridique. C'est ailleurs ainsi le plus souvent qu'on l'aborde . Ce n'est donc pas le traiter comme un véritable principe, juste comme une exception supportable. 

Voilà pourquoi l'on m'a demandé d'examiner si l'insécurité juridique était supportable, admissible, lorsqu'il y a crise économique. Sans doute parce que lorsqu'il y a crise économique, alors tant pis les principes doivent un peu baisser pavillon et l'on fait avec les moyens du bord en admettant des exceptions, bien qu'avec beaucoup de réticences et de regrets 📎!footnote-2304... Puisque c'est l'hypothèse évoquée, je la suivrai volontiers, et dans un premier temps resterai dans cet enclos-là, mais c'est aller dans l'idée que l'insécurité juridique ne pourrait être qu'une exception faite au principe de la sécurité juridique parce qu'il faut que tout ne change pas vraiment : la crise ne rebat les cartes qu'un temps, le temps de la crise, mais lorsque la crise est passée l'on en revient au normal et à ce qui est bien, à savoir le "vrai principe", celui de la constance et de l'inchangé. Car il n'est supportable de "bafouer" la sécurité juridique qu'un temps 📎!footnote-2303. L'insécurité juridique serait donc ce qui intervient lorsqu'une crise économique s'ouvre afin d'aider à l'efficacité de sa gestion et pour sortir de cette crise. Cela et pas davantage (I).

L'insécurité juridique n'aurait donc qu'un temps, parce que par nature la crise elle-même n'a qu'un temps. La fin de la crise, la fin des problèmes et d'une situation anormale feraient disparaître le principe d'insécurité juridique, lequel serait donc un principe pathologique. 

Mais ce n'est pas parce que cette description semble partagée par beaucoup que ses prémisses soient exacts. En effet, la "crise" est-elle si exceptionnelle que ce qui justifie que l'insécurité juridique, qui permet d'aider à sa résolution, le soit aussi ? Si l'on constate plutôt que la crise est non seulement notre "ordinaire", et qu'en plus notre "ordinaire catastrophique" est "prévisible", voire virtuellement déjà là, et qu'en plus dans le futur, ce qui risque d'arriver est une crise catastrophique totale qui pourrait bien être définitive dans ses effets (ce qui enlève à la crise sa nature temporaire et le retour au "vrai principe" également), alors le principe exceptionnel, cantonné dans la crise, doit sortir de l'hypothèse de celle-ci pour venir  pleinement dans le Droit présent afin d'empêcher que se réalise cet ordinaire catastrophique. 

 Oui, regardons vers le futur : ne sont-ce pas de monumentales crises qui sont devant nous ? Et l'enjeu n'est-il pas d'adopter des principes premiers pour qu'elles n'adviennent pas ? S'il en est ainsi, alors l'absence de changement, la constance et le prévisible, c'est-à-dire le principe même de la Sécurité juridique, si choyé, n'est-ce pas ce qui fait obstacle à la prévention de l'advenance des crises économiques qui nous menacent ? Certes c'est sans doute une crise sanitaire et une crise écologique et climatique qui nous sont devant nous, mais de la même façon la crise économique de 2020 n'est elle-même qu'un accessoire de la crise sanitaire mondiale, prémisses de ce qui pourrait arriver.

Si nous sommes dans cette situation mondiale alors, ce n'est pas une conception procédurale des principes qu'il faut retenir, mais une conception politique. De la même façon, dans cette perspective ce n'est pas en terme d'exception, de "principe exceptionnel" mais bien en terme de principe premier qu'il faut penser l'Insécurité juridique, c'est-à-dire en terme d'éveil et d'aventure, car demain pourrait n'être pas du tout comme aujourd'hui. Seul le principe inverse de l' "Insécurité juridique" pourrait alors exprimer la volonté d'y répondre (II). 

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Lire ci-dessous les développements du document de travail

1

L'incendie d'OVH peut simplement être pris comme un exemple de crise. V. infra 

2

Ce qui occupe la seconde partie de la présente étude. 

3

Ainsi le Droit de la Compliance a longtemps été présenté comme une simple procédure d'effectivité des règles, ce qui rassure, plutôt que ce qui est sa définition substantielle, à savoir des "Buts Monumentaux", notamment sociaux et climatiques, qui lui donne toute son ampleur et révèle sa nature profondément politique. V. Frison-Roche, M.-A. ✏️Notes pour une synthèse opérée sur le vif des travaux du colloque : "Les Buts Monumentaux du Droit de la Compliance : radioscopie d'une notion" la notion de Buts Monumentaux du Droit de la Compliance, 2021 ; et voir plus généralement Frison-Roche, M.-A. (dir), 📕 ​Les Buts Monumentaux de la Compliance, 2022. 

4

Contre cela, Frison-Roche, M.-A., Non, je n'aime pas la réglementation, septembre 2021.

5

Il en est de même du principe de proportionnalité. Mais là aussi il serait adéquat de penser les choses différemment. Voir une démonstration dans ce sens, Frison-Roche, M.-A., Définition de la proportionnalité et Définition du Droit de la Compliance, 2021. 

6

Pour une description du choc que la loi déclarant "l'Etat d'urgence sanitaire" fit sur la doctrine juridique, Gelbrat, A. et , Etat d'urgence sanitaire : la doctrine dans tous ses états, 2020.  

7

Ce sont souvent dans ces termes que la doctrine s'exprime. Par exemple 📝Kamgaing, P.-C., Crise sanitaire et procédures judiciaires : étude de droit processuel, 2020, évoquant le fait que le droit processuel est "bafoué". 

June 24, 2021

Compliance: at the moment

► Compliance Law is above all a Time Management. This is why it is located in Ex Ante, before disasters happen, with the goal that they do not happen, to intervene at least on time to break the domino effect. This is why the achievement of Monumental Goals has been internalized in companies, this achievement being until now States’ affair. This does not mean that Ex Post is irrelevant. Especially because when the Ex Post entities are the most legitimate. It is the case of Judges. What has just happened to Rudy Giuliani illustrates this perfectly.

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On June 24, 2021, the Supreme Court of the State of New York published its decision concerning Rudy Giuliani (➡️⚖️Supreme Court of the State of New York Appellate Division, First Judicial Department, June 24, 2021, Giuliani)

Rudy Giuliani, who was federal prosecutor, then mayor of New York, then counsel to President Donald Trump, then lawyer was sentenced to the provisional suspension of his professional license in the State of New York (➡️📝New York Times, Court Suspends Giuliani's Law License, citing Trump Election lies, June 24, 2021).

The judgment evokes the insurrectionary events in the Capitol and relies on an ethics committee for the conduct that lawyers must have. First the convergence is remarkable in the motivation between the decisions made by Facebook with regard to Donald Trump, the professional structure to which Rudy Giuliani belongs and the decision of the state court (I).

The articulation is rather done in time (II). First of all, the company which intervenes as quickly as possible, because it is necessary to act (but for acting, it is also necessary to "judge", even if the entity is not a tribunal ...); then the profession (and here the person concerned belongs to a regulated profession but it is indeed in the name of "the general public interest" that the sanction will be pronounced), nothing that can escape the in fine validation or questioning of the Judge.

 

I. The articulation of the substantive principles implemented by the Company, the Jurisdiction and the Professional Regulator

In a Rule of Law, fundamental principles are the same for subjects of Law (companies being subjects of Law like others), intermediary bodies (like professional orders), jurisdictions and States.

In a Rule of Law, Truth is elementally kept by Law and Disinformation is sanctioned.

Thus, even if the power of Freedom of Speech in the United States has a constitutional power unlike any other, since "disinformation" is not sanctioned as such, the legal path of defamation action makes it possible to obtain protection against practices of massive disinformation.

Even if historians have worried about the paradoxical weakness of the United States because of its legal system (see 💻Snyder, T., The State of Our Democracy, 2021) Harvard Law professors have intervened to explain that no one could say everything, defamation action allowing a reaction.

This is the path that was used in January 2021 against Rudy Giuliani (➡️📝New York Times, Rudy Giuliani sued by Dominion Voting Systems over False Election Claims, May 4, 2021) for having unleashed a viral campaign of disinformation about what was presented as an incorrect result during the presidential election.

It is therefore "disinformation" which is sanctioned.

It was also prevented by systemic digital companies such as Google, Twitter, Facebook and Instagram, which disabled Donald Trump’s accounts, the other actor.

But besides, Rudy Giuliani is a lawyer.

As such, what he does engages the honor of his profession. It is therefore intended to be the subject of disciplinary procedures. 

This is why the jurisdiction of the State of New York took advice from an "ethics committee".

In particular with regard to the conclusions of the latter, the state jurisdiction declared that the false statements "tarnished the entire reputation of the legal profession". This justified his suspension in New York State. This suspension is temporary (disciplinary procedures will begin).

But on the other hand, the Court considers that the deontologically objectionable conduct "directly" increased the tensions which led to the violence of the events in the Capitol.

By taking such a justification, the Court operates the junction on the one hand with the other character that Rudy Giuliani advised, Donald Trump, but especially with the decision taken by the private companies, which suspended Donald Trump’s accounts.

Thus, in the name of the same principles, Public Order and respect for Truth, the Court by connecting, through its motivation, Companies - which had acted before - and Disciplinary Body which will intervene afterwards, has shown the coherence of the American legal system.

 

II. The articulation over time between crucial companies, jurisdictions and professions

The difficulty comes rather from the articulation in time.

Indeed, in this Donald Trump’s case who, in particular legally advised by Rudy Giuliani, affirmed that the elections had been stolen, which contributed to a start of insurgency and riots in Capitol, the question is the reaction time and the modality of reaction.

The first type of bodies which react were systemic digital companies: Google, Twitter, Facebook.

The modality was the deletion of Donald Trump's accounts, with the justification for inciting destabilization and civil war.

Controlling "hate speech", in Europe in name of Law, in the United States in name of Corporate Social Responsibility (CSR).

Therefore, the company is therefore instituted "Judge and prosecutor of itself" by Compliance Law, because it is in position to act at the right time, that is to say immediately (see ➡️📅 the colloquium, co-organized by the Journal of Regulation & Compliance and Lyon 3 University, The Firm instituted as Judge and Prosecutor of itselfCompliance Juridictionnalization, 2021).

It is remarkable that, despite all the criticisms that can legitimately be made of it (see eg Heymann, J., La nature juridique de la "Cour suprême" de Facebook" (The legal nature of the "so-called" Supreme Court of Facebook), in The Firm instituted as Judge and Prosecutor of itself, already quoted above.) this jurisdictionalization works, as soon as the procedural principles are respected (see ➡️📝Frison-Roche, M.-A., The judge-judged: articulating words and things in face of the impossible conflict of interests, in ➡️📕Compliance Juridictionnalization, 2022).

But in fine, the decision is always to come back to the Courts and systems depend above all on the probity of people, who are most firmly anchored in "professions".

What is remarkable in the present case is that we could "wait" for the time of justice, because the sanction of the adviser - and his neutralization by a ban to practice - is less urgent than the neutralization of Donald Trump on social networks. Their power as an "influencer” is not the same.

It is however remarkable that if the court took care to rely on the opinion of an "ethics committee", it did not wait for the disciplinary sanction itself.

This will come later.

Justice itself, above all sensitive to time, therefore pronounced in advance: a "provisional" suspension. In the same way that it has often been said that closing an account in the digital space was a capital punishment, one can consider that a professional suspension was, even in "temporary" form, a capital punishment for a professional.

We can see here that Professions, here the profession of attorney, are central to Compliance mechanisms. Indeed, the more States are weakened by their natural relationship with the “border”, the more the technical notion of “Profession”, which does not have this natural relationship, will have to be developed.

However, supervised by the Judge, a Profession has ethics at its heart. The same that the Judge, in anticipation, took as a basis to sanction for the future the adviser of a president immediately dismissed by the systemic company. 

So as long as crucial businesses, professional and jurisdictional structures adjust in substance, adjustment over time can work, by anticipation and feedback.

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Nov. 16, 2019

Publications

The Finance Bill has proposed to the Parliament to vote an article 57 whose title is: Possibilité pour les administrations fiscales et douanières de collecter et exploiter les données rendues publiques sur les sites internet des réseaux sociaux et des opérateurs de plateformes (translation: Possibility for the tax and customs administrations to collect and exploit the data made public on the websites of social networks and platform operators).

Its content is as is in the text voted on in the National Assembly as follows:

"(1) I. - On an experimental basis and for a period of three years, for the purposes of investigating the offenses mentioned in b and c of 1 of article 1728, in articles 1729, 1791, 1791 ter, in 3 °, 8 ° and 10 ° of article 1810 of the general tax code, as well as articles 411, 412, 414, 414-2 and 415 of the customs code, the tax administration and the customs administration and indirect rights may, each as far as it is concerned, collect and exploit by means of computerized and automated processing using no facial recognition system, freely accessible content published on the internet by the users of the online platform operators mentioned in 2 ° of I of article L. 111-7 of the consumer code.

(2) The processing operations mentioned in the first paragraph are carried out by agents specially authorized for this purpose by the tax and customs authorities.

 

(3) When they are likely to contribute to the detection of the offenses mentioned in the first paragraph, the data collected are kept for a maximum period of one year from their collection and are destroyed at the end of this period. However, when used within the framework of criminal, tax or customs proceedings, this data may be kept until the end of the proceedings.

(4) The other data are destroyed within a maximum period of thirty days from their collection.

(5) The right of access to the information collected is exercised with the assignment service of the agents authorized to carry out the processing mentioned in the second paragraph under the conditions provided for by article 42 of law n ° 78-17 of January 6, 1978 relating to data processing, the files and freedoms.

(6) The right to object, provided for in article 38 of the same law, does not apply to the processing operations mentioned in the second paragraph.

(7) The terms of application of this I are set by decree of the Council of State.

(8) II. - The experiment provided for in I is the subject of an evaluation, the results of which are forwarded to Parliament as well as to the National Commission for Data Protection at the latest six months before its end. "

 

This initiative provoked many comments, rather reserved, even after the explanations given by the Minister of Budget to the National Assembly.

What to think of it legally?

Because the situation is quite simple, that is why it is difficult: on the one hand, the State will collect personal information without the authorization of the persons concerned, which is contrary to the very object of the law of 1978 , which results in full disapproval; on the other hand, the administration obtains the information to prosecute tax and customs offenses, which materializes the general interest itself.

So what about it?

Read below.

Oct. 9, 2014

Publications

L'avocat s'est construit, se définit et continuera de se définir par sa déontologie, dont l'Ordre est le concepteur et le gardien.

Cette déontologie a en son coeur l'indépendance de l'avocat, une indépendance qui le marque et le distingue.

Cette force explique l'intimité qui existe entre l'avocat et l'Ordre auquel il appartient et dont il dépend, les règles que l'Ordre lui applique devant lui demeurer intimes.

Cela n'empêche en rien que le droit a une valeur économique et que le cabinet d'avocat est une entreprise, rendant un service et supportant des coûts. Plus encore, la rentabilité de cette entreprise est d'autant plus nécessaire que l'avocat doit, par devoir et donc par nature, assurer des tâches qui ne sont pas rentables, comme l'aide au plus faible.

C'est pourquoi les enjeux de la profession d'avocat sont les mêmes que les enjeux des Ordres : il s'agit de développer l'esprit d'entreprise dans tous les cabinets d'avocats, que l'Europe les porte et que les technologies les aide. De la même façon, les Ordres doivent permettre aux avocats de demeurer ce qu'ils sont par essence sans en mourir économiquement, c'est-à-dire ceux qui défendent et conseillent en échange de rien ni dépendre de personne. Cela nécessite un dialogue renouvelé aussi bien avec les compagnies d'assurance qu'avec les pouvoirs publics, l'aide juridictionnelle autant aussi bien question d'argent que question de valeur fondamentale.

Updated: July 31, 2013 (Initial publication: Oct. 17, 2011)

Teachings : Les Grandes Questions du Droit, semestre d'automne 2011

Le cours a trait à la troisième Grande Question du Droit qui porte sur le juge. Il se concentre plus particulièrement sur la fonction politique et sociale de celui-ci, la question plus technique du procès et du jugement faisant l’objet du cours ultérieur. En ce qui concerne la fonction politique et sociale du juge, celui-ci apparaît tout d’abord comme un instrument de rappel à la légalité. En cela, il est un instrument de réalisation de la loi, d’autant plus s’il s’agit d’un juge pénal ou administratif, où l’intérêt général et l’ordre public interviennent. L’autre fonction du juge est de mettre fin au litige entre les personnes, ce qui est l’office traditionnel du juge civil. Mais l’intérêt général est également présent dans le droit privé et l’on cherche aujourd’hui en toute matière à développer les modes alternatifs de règlement des litiges.