Nov. 17, 2011
Conferences

July 1, 2011
Publications

Référence complète : FRISON-ROCHE, Marie-Anne, Les autorités administratives indépendantes : distorsion ou réforme de l'État ?, in BETBEZE, Jean-Paul et COEURE, Benoît (dir.), Quelles réformes pour sauver l'État ? , Les cahiers du Cercle des économistes, PUF/Descartes & Cie, 2011, p.125-130.
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Les Autorités Administratives Indépendantes (AAI) sont violemment contraires à la tradition française car, là où un pays anglo-nord-américain y voit un moyen de traiter des externalités négatives, la France y voit un abandon de l’unicité de l’intérêt général. Si elles existent désormais, ce serait sous une double contrainte : l’Europe qui l’exigea juridiquement, la mondialisation qui y poussa économiquement, les marchés étant plus vastes et plus mobiles que les Etats. Les AAI ne seraient qu’un mal nécessaire, dont le progrès serait de s’en débarrasser ? Non, car elles constituent au contraire un moyen efficace pour la France d’exister encore dans les processus de décisions qui régulent la mondialisation économique.
Accéder à la 4° de couverture.
Lire le résumé de l'article ci-dessous.
May 23, 2011
Conferences

Même s’il est vrai que le droit économique se prête mal à la distinction entre le droit privé et le droit public et qu’il existe davantage une dialectique qu’une distinction entre le droit économique et les droits économiques, on peut distinguer les droits économiques substantiels et les droits économiques processuels. Concernant les premiers, il s’agit avant tout du contrat, instrument du marché, en ce qu’il permet les échanges, est socle des organisations (sociétés), peut constituer un bien (marché financier), et du droit de propriété, dont la propriété intellectuelle est aujourd’hui un souci premier. Le droit processuel qui permet d’atteindre un juge, permet à l’État de garantir le bon fonctionnement du système, dès l’instant que le juge est techniquement compétent et non-corrompu.
Lire ci-dessous la présentation de l'intervention.
March 17, 2011
Conferences
Référence complète : Frison-Roche, M.-A, "Qu’est ce qu’agir de façon neutre ?" in La neutralité dans les systèmes de régulation économique, colloque du Journal of Regulation, 17 mars 2011.
Lire une présentation complète du colloque.
Cette intervention dans le colloque annuel de The Journal of Regulation a pour objet de définir non pas la neutralité mais la notion connexe, voire dépendante, d’action neutre. Il y a certes la solution neutre qui consiste dans l’inaction, ce à quoi se réfère la Constitution lorsqu’elle vise la neutralité de l’État en matière de religion, ou lorsque l’on évoque la neutralité du juge civil parce que ce sont les parties au procès qui décident de l’évolution de celui-ci.
Mais il faut aller vers une solution forte, où l’on dégage que sur un marché, il existe des personnages qui sont en droit de ne pas agir de façon neutre, ce qui supprime toute question, et d’autres personnages dont l’action doit être neutre, alors même qu’elle a un fort effet sur le marché, ce qui pose la question de savoir comment encadrer cet impact pour restaurer néanmoins la neutralité.
Aug. 13, 2010
Blog

Le Gouvernement a annoncé le 3 août 2010 la création d'un nouveau métier : "Commissaire aux participations de l’État".
La fonction sera remplie par Jean-Dominique Comolli.
Cette fonction semble proche de celle assurée par l'Agence des participations de l’État. Mais le Commissaire aura une "mission plus large, plus politique". Il sera rattaché directement au Ministre de l’Économie, Christine Lagarde.
Nous avions déjà bien du mal à comprendre la notion d’État actionnaire, que le droit communautaire surveille de près...
Lire ci-dessus l'analyse et le commentaire.
March 10, 2010
Publications

► Référence complète : M.-A. Frison-Roche, "Droit et Économie", in F. Terré (dir.), Regards sur le droit, Académie des sciences morales et politiques, Dalloz, Paris, 2010, p.119-128.-10.
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📗Lire la présentation générale de l'ouvrage dans lequel l'article a été publié
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► Résumé de la contribution : Le "droit économique" est une expression paradoxalement assez récente en ce que le droit s’est davantage ouvert non seulement sur les mécanismes économiques mais aussi sur les théories économiques. Certains juristes y ont vu une vassalisation, une défaite, une menace pour l’ordre juridique. Le droit français s’étant depuis longtemps construit principalement dans son rapport à l’Etat, il est logique qu’en la matière le droit soit tout d’abord la forme des politiques publiques, marquées par la volonté nationale souveraine. En cela, le droit européen est fondamentalement contrariant.
Mais le droit est aussi le sous-jacent nécessaire de l’économie libérale car le marché ne peut pas fonctionner sans des sujets de droit, des droits de propriété ou des contrats. Au regard de cela, les disputes entre le droit continental et le droit anglo-saxon.
Enfin, si l’on prend la très controversée analyse économique du droit, je voudrais y ajouter l’image de la queue du scorpion. En effet, si l’analyse économique du droit est simplement descriptive (Posner) et indique les effets économiques du droit pour que les auteurs légitimes du droit aient une vision plus large et plus rationnelle pour décider, l’économie doit alors intégrer la rationalité proprement juridique dans le système économique, notamment l’organisation probatoire, que la présence du juge dans l’économie implique. Cela est l’enjeu crucial du droit de la concurrence actuel.
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Jan. 19, 2010
Thesaurus : Doctrine

Référence générale : Cartier-Bresson, A., L’État actionnaire, préface Didier Truchet, L.G.D.J, 2010, 496 p.
Lire la table des matières.
Lire la quatrième de couverture.
Cet ouvrage a été publié à la suite d'une thèse soutenue par l'auteur en 2005.
Jan. 2, 2009
Conferences
April 16, 2008
Thesaurus : Doctrine
Référence complète : Frydman, B. , Le défi de la mondialisation à l'ordre des États, in Bauer, C., Couturier, B., Frydman, B. Gaudu, F., Godard, O. et Jadot, Y, Comprendre la mondialisation, 2008, Editions de la bibliothèque du centre Pompidou, p.28-37.
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Sept. 28, 2005
Teachings : Participation à des jurys de thèses
Référence : Frison-Roche, M.-A., Rapporteure et membre du jury de la thèse d’Anémone Cartier-Bresson, Université de Paris II (directeur de thèse : Didier Truchet), L’État actionnaire.
Autre membres du jury : Michel Bazex, Claude Blumann, Martine Lombard, Didier Truchet.
Soutenance le 28 septembre 2005.
La thèse a été publiée en 2010 chez L.G.D.J
March 17, 2004
Thesaurus : Doctrine
Référence complète : Timsit, G., La régulation. La notion et le phénomène, Revue Française d'administration publique, 2004-1, n°109, p.5-11.
L'auteur souligne que le mot "régulation" n'apparaît pas dans le Dictionnaire de la culture juridique. Pourtant "elle existe" et présente même une unité. Elle révèle une crise de la normativité classique.
En effet, que l'on soit dans l'État à travers la volonté souveraine ou dans le Marché à travers la formation des prix, la norme était classique exogène. Aujourd'hui, il y a défaillance et la Régulation apparait comme un moyen de pallier cette défaillance.
La Régulation pallie ainsi les défaillances du marché, mais aussi les défaillances de la hiérarchie des normes et les défaillances de légitimité des autorités, les opérateurs demandant à participer à la norme, dans une démocratie plus participative.
Les étudiants de Sciences po peuvent accéder à l'article par le drive de Sciences po (dossier "MAFR Régulation").
June 4, 2002
Thesaurus : 05. CJCE - CJUE
Full reference: CJCE, 4th of June 2002, Decision C-483/99, Commission v/ France (Total)
May 16, 2002
Publications
Référence complète : FRISON-ROCHE, Marie-Anne, Pourquoi des autorités de régulation ? in Club Ulysse, Le Politique saisi par l’économie, Économica, 2002, pp.271-285.
Nov. 9, 2000
Publications
Référence complète : FRISON-ROCHE, Marie-Anne, La victoire du citoyen-client, in Services publics et marché : l’ère des régulateurs, Revue Sociétal, n°30, 4ième tr. 2000, pp.49-54.
Sept. 12, 2000
Publications
June 23, 1999
Publications
June 7, 1998
Publications

► Référence complète : J.-M. Coulon, M.-A. Frison-Roche et H. Haenel (dir.), Le service public de la justice, éd. Odile Jacob, 1998.
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► Présentation de l'ouvrage : Réformer la justice ? Cette question est au coeur de vifs débats. C'ets à l'institution - Chancellerie, juridictions, magistrats, etc. - qu'il incombe de concrétiser la justice, facteur d'ordre, d'équilibre et de lien social. Or l'institution semble bien aujourd'hui bien faible dans son organisation, ses moyens, dans ses modes de recrutement.
Il faut donc qu'elle change.
Car le devoir de la justice est de faire en sorte que tous les individus demeurent des citoyens, en leur fournissant des jugements dans un délai raisonnable et à l'exécution acquise. En cela, elle est un service public.
Mesurer les formes et les enjeux d'une réforme décisive pour notre société : telle est l'ambition de ce livre de réflexion qui aborde notamment les thèmes de l'égalité, de l'attente des justiciables, de la structure de l'Etat, des moyens financiers, de l'organisation, de la déontologie et de la responsabilité des juges.
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📝Accéder à l'article de conclusion de Marie-Anne Frison-Roche et Hubert Haenel.
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April 14, 1998
Publications
Référence : TGI Paris, 5 novembre 1997, D.1998, p.9 s., obs. M.-A. Frison-Roche.
July 5, 1995
Teachings : Participation à des jurys de thèses
Référence : Frison-Roche, M.-A., Rapporteure et membre du jury de la thèse d'Arnaud Reygrobellet, Université Panthéon-Assas ( Paris II), (dir. B. Oppetit), La notion de valeur mobilière.
Autre membres du jury : Bonneau, T., Bureau, D., Cohen, D., Didier, P.
Soutenance le 5 juillet 1995.
April 13, 1995
Thesaurus : Doctrine

Référence générale, Karpik, L., Les avocats. Entre l'Etat, le public et le marché. XIIIe-XXe siècle, coll. "Bibliothèque des sciences humaines", NRF, Gallimard, 1995, 464 p.
Oct. 3, 1992
Thesaurus : Doctrine
► Full reference : J. Carbonnier, "Toute loi est-elle un mal ? (Is every law a bad thing?), in Essais sur les lois (Essays on Legisation), 2nd ed., Répertoire du notariat Defrénois, 1992, pp. 317–334.
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► Summary : Jean Carbonnier takes as his starting point the coincidence in time between the announcement of Christ’s birth and the proclamation of the census by Caesar Augustus’s edict, and goes on to ask whether, in legal matters as in religious ones, the advent of the new law might be good news.
It is accepted that many new laws were bad, but is the new law bad ‘in itself’?
The author does not wish to let the distinction between favourable and unfavourable laws (a sociological criterion of interest) or the distinction between old and new laws (a psychological criterion of the clash between novelty and habit) interfere, so as to address the subject as neutrally as possible: is the law an evil in itself? This pits the law against case law, custom or equity, which might be superior, but then again the author takes a broader view and prefers to contrast law with non-law and pose the question even more radically: is law in itself an evil?
To begin with, Carbonnier demonstrates the necessity, the advantages and the beneficial effects of the law, which was particularly revered by the French Revolution and, above all, by the people because of the ‘benevolence of the law’. France remains steeped in this favourable legalistic prejudice. This stems from the sense of security it affords the people, because it is clear, precise and uncompromising, permanent, and because it serves as a means of communication between people.
In the second part of the article, Carbonnier refers to Lacan, who, in relation to the law, invoked the figure of the father and predicted a future society without a father. Carbonnier wonders whether a lawless society is not about to emerge, or whether psychoanalysis, seeing castration in the law, still identifies it as an evil. In any case, he sees in this an opposition to freedom and liberalism, the rejection of the law being associated with the rejection of the state. Quoting Maurice Barrès and his 1892 work, L'ennemi des lois, he shows that for Barrès, all law is an evil, because the world must organise itself spontaneously. For liberalism, which is less romantic, every law is an evil because it hinders the spontaneous emergence of the general interest of the social group. Thus, to take Hayek as an example, the individual knows his own interest better than the law, and the sum of these interests gives rise to the general interest. Moreover, not only is the law pernicious, but, according to liberalism, it corrupts human nature, atrophies the will and diminishes responsibility, in a perverse pedagogy.
In the third part of the article, Dean Carbonnier goes on to argue that the law acts more as a safeguard and is therefore a good thing, provided the legislator remains modest. He believes that the law is necessary because man is a sinner (in a nation of righteous people, the law would be unnecessary), citing Luther and Saint Augustine. The law is therefore indispensable insofar as it wields the sword. Indeed, the law must strike because the world is inhabited by evil.
The Dean states: “It is in this sense that the law appears as an evil: not because it causes harm or does harm, but because it is linked to the existence of evil. It is the revealer of sin...”.
He concludes: "Knowing that the law was given to curb evil, lawyers will use it without hesitation. Knowing that it is a source of evil, they will use it with restraint."
It is in this self-imposed limitation that lawlessness emerges.
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July 10, 1991
Thesaurus : Doctrine

Référence complète : Zénati, F., La jurisprudence, coll. " Méthodes du droit" , Éditions Dalloz, 1991, 282 p.
Consulter la table des matières.
Feb. 23, 1983
Thesaurus
Référence complète : Enriquez, E., De la horde à l'Etat. Essai de psychanalyse du lien social, collection "Connaissance de l'Inconscient", Gallimard, 1983, 464 p;
July 12, 1884
Thesaurus
Référence complète : Worms, E., De l'État au regard des erreurs judiciaires, Séance à l'Institut, 12 juillet 1884.