Thesaurus : Doctrine

Référence complète : Brohard, Y., Entre art et science : le corps en mouvement, communication à l'Académie, Canal Académie, 2018.

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Sept. 30, 2025

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 Full ReferenceM.-A. Frison-RocheIf King Solomon's probationary strategy hadn't worked, Working Paper, October 2025.

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📝 This Working Paper is the basis of the article in the collective book dedicated to Professor Pierre Crocq.

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 Summary of this Working Paper:  As renowned and significant in biblical scholarship as it is in legal culture and imagination, Solomon’s Judgement is a procedural measure, an evidential stratagem (I). But even a King cannot be certain of the success of an investigative measure that his authority allows him to impose; nothing guarantees the success of the evidential stratagem he has devised, that is to say, the discovery of the truth. The investigative measure he devised presupposes a maternal love that leads the woman—who might prefer to continue disputing—to choose instead not to keep the child and to leave him in a state of death, a mere inert prey to the claim of appropriation made by the plaintiff. It is the woman’s virtue that enables the Judge’s wisdom. The evidence stratagem might not have worked (II). This is scarcely considered, as King Solomon is always portrayed as wise and the mother as preferring the child to herself. But if we step outside the Book of Kings, where virtue reigns—that of the mother as well as that of the judge—to confront the passion of the woman who smothered her newborn in the night and now seeks the force of justice to seize the second, one might reflect, whilst wandering through the lobby of a courthouse, that it is all too often the case that adults put themselves before children. What if the second mother had put herself before the child? What would have happened if the judge’s order, already being carried out, had not been halted by the virtue of the defendant?  (III). What would the King then have done to exercise his office as Judge justly, since the truth would not have been accessible to him? (IV). If one changes an element of the narrative, because justice is human, because passions drive the parties, because children are often the silent victims on both sides, is justice still possible?

 

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Nov. 20, 2019

Publications

Référence générale: Frison-Roche, M.-A., Le législateur, peintre de la vie, in Archives de philosophie du droit (APD), Tome 61, 2019, pp. 339-410.

Résumé : Peindre si bien que la toile est un objet vivant est un exploit technique qui fût atteint par peu. Francis Bacon obtînt de la toile qu'elle fasse son affaire de préserver en elle la vie, tandis que Carbonnier, avec une semblable modestie devant la toile et le métier, obtînt que la Loi ne soit qu'un cadre, mais qu'elle ne laisse pourtant cette place-là à personne et surtout pas à l'opinion publique, afin que chacun puisse à sa façon et dans ce cadre-là faire son propre droit, sur lequel le législateur dans sa délicatesse et pour reprendre les termes du Doyen n'appose qu'un "mince vernis". Ces deux maîtres de l’art construisaient des cadres avec des principes rudimentaires pour que sur cette toile le mouvement advienne par lui-même. Ainsi la Législateur créée par Carbonnier offrit à chaque famille la liberté de tisser chaque jour son droit. Mais c’est pourtant bien au Législateur seul que revint et doit revenir l’enfance de l’art consistant à tendre la toile sur le métier. Il est alors possible, comme le fit Bacon, d’obtenir un objet immobile permet que surgisse sans cesse les figures mobiles. Les gribouillis réglementaires sont à mille lieux de cet Art législatif-là. 

 

Lire l'article.

L'article ne comprend pas de reproductions, celles-ci figurent dans le document de travail.

Lire le document de travail ayant servi de base à l'article publié, document de travail bilingue comprenant des notes de bas de page, des références techniques et de liens hypertextes.

Nov. 2, 2014

Blog

Un peintre pratiquant le street art est connu pour peindre sur les murs et tous autres supports urbains des chats jaunes;

De gros, pacifiques et sympathiques chats jaunes.

Mais le statut juridique du street art est bien incertain. Or, tant qu'un phénomène n'est pas entré dans une catégorie établie par le système juridique, par la technique de la "qualification", le phénomène est comme en errance dans le système juridique.

Ainsi, là où la critique voit de l'art, parce que la locution utilise non seulement le mot art , mais encore le mot street , le droit s'accroche à ce terme-ci, pour qualifier le fait comme une dégradation.

Cela ne dérange guère les artistes, indifférents au fait que leur "travail", "oeuvre", "chose", soit effacé. L'éphémère est le lot du street art. Cela chagrine davantage les municipalités ou les entreprises qui supportent le coût du nettoyage.

C'est pourquoi la RATP en a eu assez de payer (et de devoir répercuter sur le coût du billet ou le montant des subventions publiques) les nettoyages. Elle est donc à l'origine des poursuites pénales contre celui-ci qui a dessiné ces gros chats jaunes sur les murs du métro parisien.

Lorsque le Tribunal correctionnel de Paris a déclaré par jugement du 29 octobre 2014 ces poursuites irrecevables, pour vice de procédure, il a reçu l'approbation publique.

Pourquoi ?

Sans doute parce que l'artiste est célèbre et ses chats par ailleurs exposés dans des galeries. Mais aussi parce que le chat est en train de devenir un animal "intouchable", animal préféré d'Internet, Internet sur lequel les internautes trouvent "évidente" la reconnaissance en train de se faire de l'animal comme "être sensible" par une loi nouvelle.