28 août 2025

Publications

document de travail servant de base Ă  un article concluant un ouvrage

🚧ConsidĂ©rer la gĂ©ographie juridique africaine pour rĂ©ussir le systĂšme efficient de vigilance

par Marie-Anne Frison-Roche

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â–ș RĂ©fĂ©rence complĂšte : M.-A. Frison-RocheConsidĂ©rer la gĂ©ographie juridique africaine pour rĂ©ussir le systĂšme efficient de vigilancedocument de travail, aout 2025.

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đŸŽ€Ce document de travail fait suite Ă  l'intervention de clĂŽture du colloque Devoir de vigilance, quelles perspectives africaines ? Regards croisĂ©s en droit international, droit comparĂ© et droit OHADA, organisĂ© par la FacultĂ© de Droit de Bordeaux, par son Institut de Recherches en Droit des Affaires et du Patrimoine (IRDAP), qui s'est dĂ©roulĂ© le 15 novembre 2024

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📝Ce document de travail constitue la base de l'article, "..., qui conclut l'ouvrage📕...,

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â–ș RĂ©sumĂ© du document de travail : C

 

 

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🔓lire les dĂ©veloppements ci-dessousâ€”ïžđŸ“Ž!footnote-4494

La Vigilance a fait son entrĂ©e avec fracas et passion. Cela n'est jamais bon en Droit car qui dit "passion" dit aussi excĂšs, excĂšs dans les prĂ©tentions des uns et des autres, dans ce que l'on raconte et dans ce que l'on veut obtenir. Et plus l'on veut obtenir beaucoup des autres et contre les autres, par exemple les ONG contre les grandes entreprises, les grandes entreprises contre les ONG, et plus on prend soin de ne rien Ă©couter de ce que dit l'autre, de craindre d'ĂȘtre soudain comme capturĂ© par son contradicteur, qui du seul fait qu'il contredit serait donc l'ennemi. 

Pour quoi connait le principe du contradictoire📎!footnote-4735, la loi processuelle des procĂšs, 

Rien n’est vraiment encore fixĂ© 
. (corruption, blanchiment, vigilance non sectorielle, sectorielle, Ă  compĂ©tence juridictionnelle exclusive et sur le droit commun, etc.).

Vigilance : « objet de passion Â» ; « dĂ©bat politique Â» : l’assumer (problĂšme dans le dĂ©bat judiciaire) ;

« connait par cƓur Â» (surtout il faut Ă©viter ça
) ; il faut apprendre et mesurer ce que l’on ne sait pas encore et tout ce que l’on peut arriver demain.

« de quoi parle-t-on Â» 
. : grandes hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© 
 ; peut se gĂ©rer car le rĂ©el est par nature trĂšs divers, mais c’est la puissance d’abstraction du Droit de regrouper cette diversitĂ© par les dĂ©finitions et les catĂ©gories pour y associer des rĂ©gimes 
. Celui qui peut gĂ©rer ce contexte, c’est le juge. Si l’on veut cela, l’on va aller vers le juge.

Fait naĂźtre de nouvelles questions ; m’ont fait retrouver des questions que je me posais dĂ©jĂ  
 ;

Sort trois ouvrages : L’obligation de compliance ; Le contentieux systĂ©mique ; Compliance & Contrat.

NouveautĂ© et Apport de cette journĂ©e et ce que cela pourrait produire 
. (beaucoup d’informations directes) : pour percevoir ce que l’on ne comprend pas, pour admettre lĂ  oĂč l’on ne pourra pas faire ce que l’on dit ce que l’on doit faire : que l’on ne pourrait pas exiger d’autrui ce que l’on voudrait qu’il fasse (travail forcĂ© pour les Etats qui ne peuvent pas faire ; oĂč il faudrait un acte uniforme dans l’espace OHADA et lĂ  on ne l’a pas, et qu’on ne l’aura pas : absence d’acte uniforme ad hoc ; mais l’on pourrait l’activer Ă  un titre ou un autre : « chartes ratifiĂ©e sur les droits humains Â», le « droit commercial Â» : cela ramĂšne encore vers le juge).

Donc, ce colloque portait sur demain.

Point 0. Place Ă  l’imagination (prospective) et aux juges (en cours) ; l’art contractuel de la Vigilance (plus on a avancĂ© dans la journĂ©e et plus on en a parlĂ©) en est encore Ă  ses dĂ©buts.

car c’est un Droit en devenir qui a pour objet le futur (le jugement de La Poste a Ă©tĂ© frappĂ© d’appel) ; Total Ouganda n’a pas encore commencĂ© sur le fond ; les pays ne sont pas encore « prĂ©sents Â» dans les instances
.

 

1ier point. Subjectivisation /objectivation : C’est l’entreprise qui choisit de construire une chaĂźne d’activitĂ© (dĂ©cision volontaire, subjective) mais apparition d’une chaĂźne d’activitĂ© structurĂ©e par des contrats et des outils permanents qui va persister dans le temps et qui doit persister dans le temps (« durabilitĂ© Â») : la vigilance est un « outil Â».

Donc, « pourquoi cet outil Â» ? Instrument pour servir quel but ? Et qui fixe les buts ? Buts monumentaux : les Etats les fixent (nĂ©gatifs ; positifs) ; les entreprises doivent suivre. Mais ce sont les Etats europĂ©ens, et les entreprises occidentales
 ; les Etats et les entreprises qui sont « encastrĂ©s Â» dans la filiĂšre structurĂ©e par la loi d’origine et l’entreprise donneuse d’ordre, qui sont « assujetties Â», que deviennent-ils ?

Mais une fois cette structure construite, la chaine est objective, alors il faut que cela demeure et que les activitĂ©s (et ses consĂ©quences) et les personnes demeurent protĂ©gĂ©s par l’entreprise puissante (« mĂšre ou donneuse d’ordre Â») : sa « puissance Â» est objective, elle est « responsabilisĂ©e Â»

ConsĂ©quence de l’incertitude entre  : c’est qu’on ne sait pas ce qu’est un engagement. Parfois c’est jusque dans un sens non-juridique. Et parfois dans un sens juridique (contrat contraignant Ă  l’égard d’un partenaire).

Contrat = (en France, soit droit spĂ©cial, soit droit commun) ; donc dans l’espace OHADA, on peut le faire sur la base de l’acte uniforme sur le Droit commercial ?

 

 

2iĂšme point : L’objet : climat (parce que les contentieux ont portĂ© lĂ -dessus) ; les droits des travailleurs
 (incertains) ; les autres devoirs de vigilance se superposent et font varier (anticorruption Sapin 2 ; antiblanchiment Banque ; mais cela n’est pas la mĂȘme chose que le « devoir de vigilance Â» ) ; la contractualisation fait varier
. ; extension ou reprise ? Fait varier la nature ?

 

3iĂšme point : La gĂ©ographie/l’espace : « extraterritorialitĂ© Â» (ça vient d’oĂč ? Cela ne vient pas du local
.) : terme appropriĂ© ? pas vraiment
 ;  Â« la prĂ©gnance gĂ©ographique Â» ; autonomie de la filiĂšre que constitue la chaine de valeurs /d’activitĂ© ; s’enfermer dans le contrat 
 sorte de lĂ©vitation
. ; Mais justement refus de cela ! Les pays font revendiquer l’existence mĂȘme de leurs droits ! contre le « contrat Â» (D.I.P.). DĂ©pend de savoir si la vigilance serait elle-mĂȘme de l’ordre public international et pourrait donc Ă©carter le contrat. Mais lui-mĂȘme prĂ©tend n’ĂȘtre lui-mĂȘme que la façon pour les entreprises d’exĂ©cuter leurs obligations lĂ©gales, pĂ©nalement sanctionnĂ©es (ouvrage Ă  venir).

A Ă©couter cette opposition : L’OHADA comme « passerelle Â» ; la notion de « stratĂ©gie Â» et de « policy Â» : peut-on admettre une « policy de filiale Â» ? (Thierry TenĂ©) ? Et une « policy de fournisseur ? en amont ? et en aval ?

Le Droit et le « non-droit Â» (le « non-droit Â», c’est un peu le « droit des autres Â»â€Š. ; et on en appelle au « droit souple Â» du Droit international public des organisations internationales sans ignorer tout Ă  fait les mƓurs et pratiques locales.

4iĂšme point : qui gouverne ? : l’entreprise puissante par le contrat ? « DĂ©sĂ©quilibre Â» : oui, mais c’est inhĂ©rent 
.

Les Etats, toujours prĂ©sents ?

Les juges qui vont l’ĂȘtre de plus en plus ? La rĂ©partition entre la fixation des buts et des moyens : les buts par les Etats, l’architecture des moyens par les entreprises, la supervision par les juges ?

Patrick Sayer africain.

 

5iĂšme point : Ă  qui se fier ? dans un monde de « discours Â», d’engagements dont on maĂźtrise mal la portĂ©e . Solution de « labellisation Â» en distinguant l’activitĂ© (banque/mine) et le pays et sa lĂ©gislation (Ohada et le Code minier du BĂ©nin).

 

6iĂšme point : la portĂ©e de tout ça : « on s’engage Â» ; « on s’engage Â» ; « on s’engage Â» ; cela reste aussi un mystĂšre.

Le « droit souple Â» (danger)

OHADA : ineffectivitĂ© 
.

La portĂ©e ? On n’en sait rien 
. Car c’est une « potentialitĂ© Â» 
.

 

7iĂšme point. Qui est « bien placĂ© Â» pour faire fonctionner le systĂšme de vigilance. La « sociĂ©tĂ© civile Â» 
 (une « personne mystĂšre Â»â€Š ; quid de la « sociĂ©tĂ© civile africaine Â» ?) ; Le juge ? (pas forcĂ©ment ; La Haye, 12 novembre 2024, parce qu’il ne connait pas le systĂšme et l’avenir) ; (et supervisĂ© par les AutoritĂ©s publiques, Ă©ventuellement une AAI). Un superviseur (Allemagne ; « Ă  chacun sa culture Â» - AFA, « appui Â», mais cela ne marche pas tout seul. Le BIT vient en appui ;  L’arbitre ? Paradoxalement, mieux, parce qu’il est intĂ©grĂ© dans un mĂ©canisme conçu par l’entreprise. Comment crĂ©er une « nouvelle culture de compliance Â» 
.

 

8iĂšme point. Le principe est l’alliance : « responsabilisation Â» des « opĂ©rateurs cruciaux Â». :Les Etats ; convention entre l’entreprise et la population locale ; « collaboration Â», « encouragement Â», « engagement Â» (qui ne sont pas des contrats
) pour l’élaboration pour le plan de vigilance. Le juge entre dans cette alliance. Les « parties prenantes Â» (notion mystĂ©rieuse) ;

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