document de travail servant de base Ă un article concluant un ouvrage
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âș RĂ©fĂ©rence complĂšte : M.-A. Frison-Roche, ConsidĂ©rer la gĂ©ographie juridique africaine pour rĂ©ussir le systĂšme efficient de vigilance, document de travail, aout 2025.
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đ€Ce document de travail fait suite Ă l'intervention de clĂŽture du colloque Devoir de vigilance, quelles perspectives africaines ? Regards croisĂ©s en droit international, droit comparĂ© et droit OHADA, organisĂ© par la FacultĂ© de Droit de Bordeaux, par son Institut de Recherches en Droit des Affaires et du Patrimoine (IRDAP), qui s'est dĂ©roulĂ© le 15 novembre 2024.
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đCe document de travail constitue la base de l'article, "..., qui conclut l'ouvrageđ...,
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âș RĂ©sumĂ© du document de travail : C
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đlire les dĂ©veloppements ci-dessous—ïžđ!footnote-4494
La Vigilance a fait son entrĂ©e avec fracas et passion. Cela n'est jamais bon en Droit car qui dit "passion" dit aussi excĂšs, excĂšs dans les prĂ©tentions des uns et des autres, dans ce que l'on raconte et dans ce que l'on veut obtenir. Et plus l'on veut obtenir beaucoup des autres et contre les autres, par exemple les ONG contre les grandes entreprises, les grandes entreprises contre les ONG, et plus on prend soin de ne rien Ă©couter de ce que dit l'autre, de craindre d'ĂȘtre soudain comme capturĂ© par son contradicteur, qui du seul fait qu'il contredit serait donc l'ennemi.
Pour quoi connait le principe du contradictoiređ
Rien nâest vraiment encore fixĂ© âŠ. (corruption, blanchiment, vigilance non sectorielle, sectorielle, Ă compĂ©tence juridictionnelle exclusive et sur le droit commun, etc.).
Vigilance : « objet de passion » ; « dĂ©bat politique » : lâassumer (problĂšme dans le dĂ©bat judiciaire) ;
« connait par cĆur » (surtout il faut Ă©viter çaâŠ) ; il faut apprendre et mesurer ce que lâon ne sait pas encore et tout ce que lâon peut arriver demain.
« de quoi parle-t-on » âŠ. : grandes hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© ⊠; peut se gĂ©rer car le rĂ©el est par nature trĂšs divers, mais câest la puissance dâabstraction du Droit de regrouper cette diversitĂ© par les dĂ©finitions et les catĂ©gories pour y associer des rĂ©gimes âŠ. Celui qui peut gĂ©rer ce contexte, câest le juge. Si lâon veut cela, lâon va aller vers le juge.
Fait naĂźtre de nouvelles questions ; mâont fait retrouver des questions que je me posais dĂ©jà ⊠;
Sort trois ouvrages : Lâobligation de compliance ; Le contentieux systĂ©mique ; Compliance & Contrat.
NouveautĂ© et Apport de cette journĂ©e et ce que cela pourrait produire âŠ. (beaucoup dâinformations directes) : pour percevoir ce que lâon ne comprend pas, pour admettre lĂ oĂč lâon ne pourra pas faire ce que lâon dit ce que lâon doit faire : que lâon ne pourrait pas exiger dâautrui ce que lâon voudrait quâil fasse (travail forcĂ© pour les Etats qui ne peuvent pas faire ; oĂč il faudrait un acte uniforme dans lâespace OHADA et lĂ on ne lâa pas, et quâon ne lâaura pas : absence dâacte uniforme ad hoc ; mais lâon pourrait lâactiver Ă un titre ou un autre : « chartes ratifiĂ©e sur les droits humains », le « droit commercial » : cela ramĂšne encore vers le juge).
Donc, ce colloque portait sur demain.
Point 0. Place Ă lâimagination (prospective) et aux juges (en cours) ; lâart contractuel de la Vigilance (plus on a avancĂ© dans la journĂ©e et plus on en a parlĂ©) en est encore Ă ses dĂ©buts.
car câest un Droit en devenir qui a pour objet le futur (le jugement de La Poste a Ă©tĂ© frappĂ© dâappel) ; Total Ouganda nâa pas encore commencĂ© sur le fond ; les pays ne sont pas encore « prĂ©sents » dans les instancesâŠ.
1ier point. Subjectivisation /objectivation : Câest lâentreprise qui choisit de construire une chaĂźne dâactivitĂ© (dĂ©cision volontaire, subjective) mais apparition dâune chaĂźne dâactivitĂ© structurĂ©e par des contrats et des outils permanents qui va persister dans le temps et qui doit persister dans le temps (« durabilitĂ© ») : la vigilance est un « outil ».
Donc, « pourquoi cet outil » ? Instrument pour servir quel but ? Et qui fixe les buts ? Buts monumentaux : les Etats les fixent (nĂ©gatifs ; positifs) ; les entreprises doivent suivre. Mais ce sont les Etats europĂ©ens, et les entreprises occidentales⊠; les Etats et les entreprises qui sont « encastrĂ©s » dans la filiĂšre structurĂ©e par la loi dâorigine et lâentreprise donneuse dâordre, qui sont « assujetties », que deviennent-ils ?
Mais une fois cette structure construite, la chaine est objective, alors il faut que cela demeure et que les activitĂ©s (et ses consĂ©quences) et les personnes demeurent protĂ©gĂ©s par lâentreprise puissante (« mĂšre ou donneuse dâordre ») : sa « puissance » est objective, elle est « responsabilisĂ©e »
ConsĂ©quence de lâincertitude entre : câest quâon ne sait pas ce quâest un engagement. Parfois câest jusque dans un sens non-juridique. Et parfois dans un sens juridique (contrat contraignant Ă lâĂ©gard dâun partenaire).
Contrat = (en France, soit droit spĂ©cial, soit droit commun) ; donc dans lâespace OHADA, on peut le faire sur la base de lâacte uniforme sur le Droit commercial ?
2iĂšme point : Lâobjet : climat (parce que les contentieux ont portĂ© lĂ -dessus) ; les droits des travailleurs⊠(incertains) ; les autres devoirs de vigilance se superposent et font varier (anticorruption Sapin 2 ; antiblanchiment Banque ; mais cela nâest pas la mĂȘme chose que le « devoir de vigilance » ) ; la contractualisation fait varierâŠ. ; extension ou reprise ? Fait varier la nature ?
3iĂšme point : La gĂ©ographie/lâespace : « extraterritorialitĂ© » (ça vient dâoĂč ? Cela ne vient pas du localâŠ.) : terme appropriĂ© ? pas vraiment⊠; « la prĂ©gnance gĂ©ographique » ; autonomie de la filiĂšre que constitue la chaine de valeurs /dâactivitĂ© ; sâenfermer dans le contrat ⊠sorte de lĂ©vitationâŠ. ; Mais justement refus de cela ! Les pays font revendiquer lâexistence mĂȘme de leurs droits ! contre le « contrat » (D.I.P.). DĂ©pend de savoir si la vigilance serait elle-mĂȘme de lâordre public international et pourrait donc Ă©carter le contrat. Mais lui-mĂȘme prĂ©tend nâĂȘtre lui-mĂȘme que la façon pour les entreprises dâexĂ©cuter leurs obligations lĂ©gales, pĂ©nalement sanctionnĂ©es (ouvrage Ă venir).
A Ă©couter cette opposition : LâOHADA comme « passerelle » ; la notion de « stratĂ©gie » et de « policy » : peut-on admettre une « policy de filiale » ? (Thierry TenĂ©) ? Et une « policy de fournisseur ? en amont ? et en aval ?
Le Droit et le « non-droit » (le « non-droit », câest un peu le « droit des autres »âŠ. ; et on en appelle au « droit souple » du Droit international public des organisations internationales sans ignorer tout Ă fait les mĆurs et pratiques locales.
4iĂšme point : qui gouverne ? : lâentreprise puissante par le contrat ? « DĂ©sĂ©quilibre » : oui, mais câest inhĂ©rent âŠ.
Les Etats, toujours présents ?
Les juges qui vont lâĂȘtre de plus en plus ? La rĂ©partition entre la fixation des buts et des moyens : les buts par les Etats, lâarchitecture des moyens par les entreprises, la supervision par les juges ?
Patrick Sayer africain.
5iĂšme point : Ă qui se fier ? dans un monde de « discours », dâengagements dont on maĂźtrise mal la portĂ©e . Solution de « labellisation » en distinguant lâactivitĂ© (banque/mine) et le pays et sa lĂ©gislation (Ohada et le Code minier du BĂ©nin).
6iĂšme point : la portĂ©e de tout ça : « on sâengage » ; « on sâengage » ; « on sâengage » ; cela reste aussi un mystĂšre.
Le « droit souple » (danger)
OHADA : ineffectivitĂ© âŠ.
La portĂ©e ? On nâen sait rien âŠ. Car câest une « potentialitĂ© » âŠ.
7iĂšme point. Qui est « bien placĂ© » pour faire fonctionner le systĂšme de vigilance. La « sociĂ©tĂ© civile » ⊠(une « personne mystĂšre »⊠; quid de la « sociĂ©tĂ© civile africaine » ?) ; Le juge ? (pas forcĂ©ment ; La Haye, 12 novembre 2024, parce quâil ne connait pas le systĂšme et lâavenir) ; (et supervisĂ© par les AutoritĂ©s publiques, Ă©ventuellement une AAI). Un superviseur (Allemagne ; « Ă chacun sa culture » - AFA, « appui », mais cela ne marche pas tout seul. Le BIT vient en appui ; Lâarbitre ? Paradoxalement, mieux, parce quâil est intĂ©grĂ© dans un mĂ©canisme conçu par lâentreprise. Comment crĂ©er une « nouvelle culture de compliance » âŠ.
8iĂšme point. Le principe est lâalliance : « responsabilisation » des « opĂ©rateurs cruciaux ». :Les Etats ; convention entre lâentreprise et la population locale ; « collaboration », « encouragement », « engagement » (qui ne sont pas des contratsâŠ) pour lâĂ©laboration pour le plan de vigilance. Le juge entre dans cette alliance. Les « parties prenantes » (notion mystĂ©rieuse) ;
mafr, Généralités sur le principe du contradictoire.Droit processuel....
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