16 décembre 2010

Publications

Publication : compte-rendu d’un ouvrage

Compte-rendu de l'ouvrage "Recherche sur la notion de régulation en droit administrataif français"

par Marie-Anne Frison-Roche

Référence complète : FRISON-ROCHE, Marie-Anne, compte-rendu de l’ouvrage de Laurence Calendri, Recherche sur la notion de régulation en droit administratif français, Bibliothèque de droit public, t.259, L.G.D.J, 2009, 710 p, pour The Journal of Regulation, n°5, december 2010, III-1.5, p.438-441.

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L’objet de cette thèse est de définir la notion de régulation dans le droit administratif français, à travers la notion spécifique et nouvelle de "l’acte de régulation". Cette notion fonctionnelle est maniée par des Autorités Administratives Indépendantes. Ce travail très complet montre que le droit administratif français a su s’adapter par cette notion souple d’acte de régulation. On peut regretter que manque à la description la dimension internationale et économique qui imprègne également toute régulation.

Lire le compte-rendu détaillé en langue française ci-dessous.

Pièces jointes

L’ambition et l’objet de cette thèse est d’identifier la notion de régulation, mais que l’auteur limite strictement au droit administratif français. Pour ce faire, l’auteur identifie « l’acte de régulation », créé par une Autorité Administrative Indépendante qui est en charge d’une fonction de régulation. De cette définition fonctionnelle utilisant à la fois les notion de mission de régulation et les notion de méthode de régulation, avec la souplesse que cela implique par rapport à une conception plus classique du droit administratif et dans une perspective plus négociée du droit, l’auteur met en relief l’importance de l’Autorité Administrative Indépendante qui est à l’origine de ces actes de régulation.

 

Cette thèse a de nombreux mérites et un défaut. Ces grands méritent résident dans le fait de restituer tout l’évolution du droit administratif français, de montrer à quel point ce droit a su s’adapter et satisfaire l’intérêt général en adéquation avec les besoins des opérateurs. Mais l’on peut regretter qu’il manque à ce tableau la dimension internationale, désormais présente dans toute régulation, ainsi que la dimension économique qui habite chacune d’elle. Ce n’est pas un critique car l’auteur dès le départ a tracé les limites de son exercice, c’et simplement vouloir ici rendre justice à l’objet dont il s’agit.

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