Compliance and Regulation Law bilingual Dictionnary

Banks are regulated because they do not engage in an ordinary economic activity, as their are likely to create systemic risk. In the real economy indeed, banks play the role of providing credit to entrepreneurs who operate on the markets for goods and services. These credits are mainly financed through deposits made by depositors and, to a lesser extent, by shareholders (i.e., capitalists). That is how liberalism and capitalism are bound up. However, banks also have the power to create money by the book entries they make when they grant loans ('book money'). As such, the banks share with the State this extraordinary power to exercise monetary authority, which some describe as sovereign power. It is possible that the digital eventually calls this power into question, since the Regulation currently hesitates to seize control over new instruments that are called "virtual currency" and that are used as proper "currency" or as an ordinary instrument for cooperative relation.

Banks' prominent sovereign character justifies, first and foremost, that the State is granted the power to choose the institutions which benefit from the privilege of creating book money- in this regard, the banking industry has always been a monopoly. Hence, Banking Regulation is first an ex ante control to enter the profession, and also a careful monitor of the people and institutions that claim they are in.

In addition, banks and credit institutions lend more money than their own funds can allow: the whole banking system is necessarily based on the trust that each creditors place within the bank, including depositaries who leave their funds at the banks' disposal for it to use them. That is where Bank Regulation intervenes to establish what is called 'prudential ratios', i.e., ratios that ensure the soundness of the institution by determining the amount of money that banks can lend based on the equity and quasi-equity they actually have.

Moreover, banks are constantly monitored by their supervisory Regulator, the Central Bank (in France, the Banque de France) that ensures the safety of the whole system by setting the State as the lender of last resort. This can, however, incentivize a large financial institution to take excessive risks based on its reliance on the fact that the State will save it eventually- that is what the 'moral hazard' theory systematized. All monetary and financial systems are built on these central banks that are independent from governments, which are far too reliant on political strategies and which cannot generate the same trust that a Central Bank inspires. Since the missions of central banks have increased over the years, and since the notions of Regulation and Supervision have come together, we tend to consider that Central Banks are now fully fledged Regulators.

Besides, Banking Regulation has become all the more central since banking is no longer primarily about loaning but rather about financial intermediation.  Banking Regulation and Financial Regulation are mixing. In Europe , European Central Bank is in the center.

Jan. 8, 2019

Blog

La collection Droit & Economie sort son 33ième volume. 

Il est consacré à l'Europe, c'est-à-dire à l'amitié franco-allemande, puisqu'aujourd'hui c'est sur cette amitié-là que l'on peut croire encore à l'Europe.

Si l'on a une vision politique des espaces, alors c'est la notion d'amitié qui doit ressortir.

C'est autour d'elle que Bruno Le Maire a construit sa préface : lire la préface que le ministre de l'économie et des finances a fait à l'ouvrage. 

Dec. 11, 2014

Conferences

Prendre le thème de "l'effectivité de la régulation bancaire" est presque un pléonasme, dans la mesure où la régulation se définit comme un corps de principes, de règles et de décision formant un appareillage prenant son sens dans le but qu'il a pour fonction de concrétiser. Ainsi la régulation est entièrement dans son "effectivité".

Cela déplace d'autant la question, qui devient non pas en premier lieu la mesure de l'effectivité mais la détermination du but au regard duquel cette effectivité se mesure. Or, la régulation bancaire peut avoir plusieurs buts, la multiplicité des buts diminuant son effectivité, tandis que la contradiction entre les buts l'anéantit. Dans la nouvelle architecture européenne, le but a le mérite d'être clair, qualité majeure du système par rapport au modèle nord-américain : il s'agit d'assurer la solidité du système bancaire.

L'unicité et la clarté du but est déjà un gage d'effectivité. Mais c'est la prochaine crise qui montrera donc l'effectivité de la régulation, la prochaine crise évitée (mais alors comment la connaître ?) ou la prochaine crise qui se déroulera, puis sera maîtrisée, c'est-à-dire le bon déclenchement du mécanisme de résolution bancaire, là où réside la véritable innovation.

S'il y a "nouvelle donne", c'est dans le fait même que la régulation bancaire est désormais "européenne". Cela est tout autant étonnant que la matière touche aux souverainetés. C'est en cela que paradoxalement le "citoyen européen" qui continue de ne pas exister, faute d'Europe politique, pourrait exister à travers une régulation bancaire européenne, puisque celle-ci manie la "monnaie souveraine".

Jan. 28, 2013

Thesaurus : Doctrine

Référence complète : Serres, M., L'innovation et le numérique, conférence inaugurale du Programme Paris Nouveaux Mondes, Pôle de recherche et d'enseignement supérieur « hautes études, Sorbonne, arts et métiers », 28 janvier 2013.

Lire le résumé ci-dessous.

April 2, 1968

Thesaurus : Doctrine

Référence complète : Carbonnier, Jean, L'imagerie des monnaies, Libraires techniques, 1968, 11 pages, reprise dans  Flexible droit, pour une sociologie du droit sans rigueur, p. 393-403.

 

Dans cet article célèbre, le Doyen Carbonnier étudie la numismatique, posant qu'elle exprime "le droit monétaire". Il montre que la monnaie relève du droit public le plus pur puisqu'elle porte "l'effigie du prince", statue portative et divinisée de l'empereur à Rome à laquelle s'associe l'énergie juridique que le Prince confère à l'objet.
 En cela, la monnaie, qui porte l'image du Prince, emporte avec elle la confiance. Ainsi, le Prince demeure comme le propriétaire éminent de la monnaie dont chacun est le propriétaire utile.

Carbonnier souligne que la théorie étatiste du nominalisme monétaire en est le  prolongement direct.

En outre, Carbonnier souligne que l'image des monnaies exprime la souveraineté. C'est aussi pour cela que la monnaie doit être belle. La monnaie fait alors comme sa propre publicité. Mais le classicisme semble dominer et l'art figuratif vient en premier.

 

(Les étudiants de Sciences Po peuvent accéder au texte de l'article par le Drive de Sciences Po).